Jeudi 13 août 2009 - deuxième jour
Vers 08:00 petit déjeuné et je range mes affaires qui sont vraiment en bord... Mes voisins originaires de Montreuil près de Combourg me rendent Éva. Les propriétaires arrivent plus tard avec une tondeuse pour nettoyer le tour du parc. Il commence et s'arrête à ma hauteur. Nous discutons et j'apprends qu'il est en retraite de la... CRS. Il a 58 ans. Nous nous tutoyons immédiatement et échangeons nos souvenirs d'autant qu'après Rouen il était à la CRS 13 de Saint-Brieuc à u époque ou j'aurais pu le rencontrer quand j'allais manger à leur mess. Le monde est petit. Plus petit encore car connaît aussi Michel Hardouin et Claude Lecharpentier qui a fait quelque travaux par ici. Plus petit toujours car en parlant d'Evran il m'indique à Côté, sous mes yeux, une certaine Madame Faisant. J'ai pendant 15 ans habité en face de chez elle à la gendarmerie. Je vais la voir et je me présente. Je connais très bien son fil René dit "Nesnes", dépanneur télévision qui à l'époque (1978 à 1992) faisait des bals disco. Mon nom ne lui dit rien. Quand je parle de Marinette infirmière libérale elle s'écrie "Le corbeau"!. Là il faut que je raconte une histoire du passé. [Peu de temps après mon affectation à Evran, je suis dans mon appartement au premier étage dans la cuisine qui donne sur la rue. Tout a coup j’entends un claquement sec, le bruit de quelque chose qui roule sur le toit juste au dessus de la fenêtre devant laquelle je me tiens. Je vois un corbeau battre mollement des ailes et tomber mort sur la route dans l'axe de ma fenêtre. Je réalise que je viens de me faire tirer dessus par un tireur de corbeau. Je me précipite au rez de chaussée mon arme à la ceinture et interpelle le voisin, un jeune qui habite en face chez sa mère. Il vient de tirer sur un corbeau qui mange ses noix, sans se rendre compte que je me trouvais dans la ligne de tir. Je lui confisque son fusil et le convoque au bureau pour 14 heures. J'ai bien l'intention de le verbaliser pour mise en danger de la vie d'autrui. C'est comme cela que j'ai connu René dit "Nénes" organisateur de disco et réparateur de télévision. Il n'y a jamais eu de procédure suite à l'intervention de mon commandant de brigade et je suis resté copain avec Nénes], ce que je fais en présence de sa fille et de son gendre au fort accent espagnol. Si je dis que le monde est encore plus petit que cela ? Et bien oui car ce monsieur et dons la sœur de René sont venus à Hirel, en face de chez nous, chez les "Parisiens". Le monsieur se souvenait de moi. Incroyable Non ?. ET tout cela parce que je n'ai pas voulu camper au camping municipal et sur le terrain viabilisé et pas écouté les conseils de la dame au chien. J'apprends aussi que le propriétaire à côté de la fille Faisant (le couple demeure à Paris) c'est un gendarme de Combourg. J'en peux plus. Je m'arrache avec une invitation à s'arrêter à la maison lors de leur passage à Hirel et un grand signe à mon CRS qui n'a pas arrêté de tondre.
| Mon séchoir de fortune. |
Je remonte vers le camping en pleine forme morale. Ces rencontres du hasard. Je salue la jeune fille qui garde le bureau de vente des parcelles viabilisées de chez Giboire. Elle est contente de parler avec moi. Moi aussi avec elle. Elle est charmante. Je remercie une nouvelle fois le gérant du camping pour la douche, passe saluer mes deux femmes gardiennes et sort par le fond du camping par où je suis arrivé sur tout ces événements.
Le sac est presque bien calé. Les muscles ne sont pas chauds et je démarre à 11:30. Je pense que je vais sauter le repas de midi et j'attaque... les figues (2 ou 3). Pas fait cinq cents mètre que la mer haute me dévoile outre le mont Saint Michel dans le lointain, une côte à l'horizon, un magnifique voilier qui vient embellir - si c'était possible - ce splendide paysage. La nuit et le matin pluvieux et nuageux ont fait place - pendant nos découverte avec CRS et Faisant - en une fin de matinée ensoleillée rendant le spectacle de la mer de toute beauté. Les couleurs de l'eau sont assez "lunaires". Tient d'ailleurs c'est indescriptible je le garde pour moi ! Une photo peut-être ? Mais elle ne rendre jamais la majesté du spectacle.
Le chemin m'est pénible pendant le deux premières heures. L'impossibilité de réglage des courroies m' handicape. Après le pointe du Grouin et son sémaphore, je fais halte et installe un montage de sangles que j'ai concocté dans ma tête depuis mon départ. Les sangles qui pendouillent (sic Marinette) me servent. Cela va mieux après mon redémarrage et pour la suite de la journée. Je peux placer le sac en bascule arrière ce qui soulage notablement mes épaules le poids portant sur la taille.
Je suis content, mais j'ai mal à la plante des pieds. Un coup à droite, un coup à gauche, un coup les deux.
Je décide de faire halte à 14:00 et c'est à la plage des Vergers que je la fais sur le parking. Je mets mon linge mouillé à sécher sur le talus herbeux pendant qu'à semi ombre, je déjeune et bois un café. Je prends mon temps pour récupérer.
15:30 départ le sac est bien, moins lourd du repas du midi mais surtout du linge sec. Éva fait des siennes et n'affiche pas la carte. Pas grave elle enregistre les déplacements. Je mettrais la carte en ?? dessous en rentrant.
A 14:00 j'ai eu un contact téléphonique avec ma douce et tendre qui m'a presque mis la pression en disant que ce soir je pensais être à Rothéneuf. Je suis parti sans but. Elle me l'impose presque. Je suis contrarié tout l'après midi car si je n'arrive pas à Rothéneuf ce soir j'aurais l'impression d'un échec.
Cette impression disparaît à mon arrivée en soirée... ailleurs.
Mais avant je dois dire que j'ai été fasciné par deux spectacles dans l'après midi :
A l'est de la maison qui fut celle de Léo Ferré, une douzaine de dauphins s'ébattant, sautant hors de l'eau dans ballet bien chorégraphié. C'est magnifique et émouvant. Par petits groupes de trois ou quatre ils se déplacent vers l'Est et disparaissent à nos yeux. Nous sommes quelques-uns à regarder le spectacle. Et comme à la fin d'un représentation chacun reprend sa route après avoir échangé commentaires et observations. Adieu, amis d'un moment.
Je ne parle pas du calvaire de la traversée de la plage dans le sens de la longueur avant l'escalier "raidissime" qui m'a amené au second spectacle.
Un faucon crécerelle en action de chasse à plusieurs reprises au dessus de moi, à côté ou en dessous mais toujours très près de moi. Je suis seul (il se fait tard) à assister à cette chasse. Je l'observe longtemps n'osant pas me déplacer rapidement de peur de l'effaroucher et de le perdre.
Je reprends à regret la route pour trouver un camping familial près du chemin des douanier. Camping que j'ai tout d'abord, au loin, pris pour un gardiennage de caravanes. Le bureau est fermé mais je suis chaleureusement accueilli par une dame qui me donne le dernier emplacement et des jetons pour la douche, tout cela pour 6,20 euros. Un cadeau quand je voie l'emplacement avec la vue sur la mer et les bateaux ancrés dans la crique, et le talus qui sur un côté borde mon emplacement. Talus très utile pour dételer mon sac et pour m'y assoir pour manger. Le Paradis. Mais je ne suis pas à Rothéneuf ce soir. Le bateau à voile, les dauphins et le faucon sur la lande valent bien une déception. Aucun regret que du bonheur comme dirait quelqu'un que je connais bien.
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