Troisième jour
Troisième jours après une nuit épouvantable avec les douleurs et le manque d'habitude du sol. Mais bon, j'ai choisi.
Départ 09:30 environ après la douche et que j'ai récupéré Eva en charge une partie de la soirée et ce matin car debout depuis 07:30.
Etonnant ce camping. Il n'y a aucune prise de courant pour alimenter les caravanes. Il en existe deux près des quatre lavabos prévue dans le local toilette près des douches et des WC. C'est le lieu de rencontre des femmes quid avec avec sa bouilloire électrique vient chauffer l'eau du petit déjeuné, quid avec son grille pain et ses tartines qui dégagent une bonne odeur de grillé, ou carrément la cafetière pour passer le café. Tout le monde papote. C'est super. Je débranche mon Eva et la femme à la bouilloire le rebranche quand elle a fini. La journée s'annonce bien. En route, le GR est à la porte arrière du camping.
Avec les aménagements que j'ai apportés le sac que se portent bien même si la gêne sensible reste aux épaules je porte le sac en bascula hier, le poids sur la taille et le fessier.
Je sais qu'il me faut une bonne peur pour être échauffé aussi je pars doucement, à petits pas, pied doucement posé au sol. Je tente de marché fluide, pas d'à-coups, souplement.
J'ai pas fait 200 m que je me suis une fois de plus saisi par le spectacle de la mer.la plage toujours une au pied du camping que je vois à son antipode, les bateaux ancrés amarrés au et qui se dandinent doucement, un pêcheur pour lancer sur son rocher, le soleil qui pour un matin illumine tout cela est en cadeau le voilier le « Renard » qui toutes voiles dehors passent au moins contre deux bouts de terre. Je m'arrête plusieurs fois pour admirer sans savoir que penser. Admiré et c'est tout.
Je reprends ma progression en me disant qu'un paysage si le propre de l'éphémère. Tu le vois, il est magnifique, tu es sous le charme. Quand il a disparu tu ne peux même plus l'imaginer. Tu sais que c'était magnifique, splendide et tout ce que tu le veux mais tu l'as oublié. La description qui en est fait ne rejoint pas ce que tu as vu. Tu ne peux plus. Même la photo la plus réussie ne peut pas à ramener cet instant d'extase. Enfin, même le souvenir n'est pas réel.
Je progresse et arrive ce que j'appelle le chemin des damnés, pour douaniers. La traversée de plages de sable mou. L'horreur. Je trouve un biais en empruntant un chemin le long du camping de la plage des Chevrets. Je vais jusqu'à la pointe du Mainga pour redescendre à l'ile Bernard Oullins je perds G.R. je tends un passage par la Guimorais mais le risque de me faire reculer après discussion avec un avironnier qui a eu la gentillesse de s'arrêter de ramer et de crier réponse à mes questions. Ma prudence naturelle me faire rebrousser chemin même si les réponses de mon informateur n'étaient pas excessivement pessimistes. Je reviens par les rochers glissants et le sable qui se mouille par la marée montante. Je prends le bitume et me dit que je retrouverais bien le GR. Ce que je fais rapidement. Je suis écoeuré. J'ai fait près de 3 km sur le bitume et sous le soleil eux qui chauffent très fort pour me retrouver à moins de 50 m du lieu que j'avais quitté après que l'avironnierpoint J'avais juste à franchir le petit passage de 15 m délicats pour arriver là où je suis. Mais c'est pas grave comme diraient des gens du Sénégal à qui arrivent les pires ennuis.
J'avance. Le chemin longe un champ de céleri qui se fait copieusement arrosé par une superbe lance à eau transformant le chemin en contrebande au ruisseau. Plus loin c'est aussi à perte de vue que des champs sont plantées, bien rangé. La parcelle immense est entourée complètement par un grillage approuve le haut de 80 cm dont la base est enterrée et maintenue par des piquets de clôtures électriques enchevêtrées dans les mailles. Je subodore que des lapins gîtes non loin.
Je peste contre l'agriculteur dont la clôture trop proche du bord me contraint à faire de la gymnastique pour éviter les branches qui accrochent mon sac que tout en évitant les orties qui me chatouillent les mollets. Je m'excuse auprès de lui mais plus tard je me rends compte que j'ai dû louper une fois de plus un changement de direction.
Tant mieux car cela me vaut de découvrir par l'arrière le château du Lupin. Je photographie et malgré le panneau de propriété privée je m'installe dans l'allée qui fut jadis un magistral et je déjeune surabondantes pierres qui n'attendaient que moi. Il était temps que je me pose car les forces des failles sérieusement, à la limite du malaise. Je viens de me rendre compte que je n'ai pas pris de carburant (figues) depuis près de deux heures mêmes si j'ai bu normalement. Il est 14 heures à la pause et je prends la vacation téléphonique. R.A.S..
Reprise de la route vers 15 heures après un second dépôt de bilan de la journée. Chez les intestins qui font de la musique et l'oignon en fleur (bonjour la poésie). Pourvu que cela passe rapidement. Cela passe (tant mieux pour le lecteur). Je fais le tour du château et de la propriété et je sors par là les principales bordées d'une double rangée d'arbres. À la sortie quand je me retourne pour lire le nom du château de Lupin sur le panneau d'entrée je note aussi la pancarte « propriété privée ». Trop tard.
Un égarement encore profitable.
Je poursuis et consomme beaucoup d'eau il fait très soleil. Comme je ne retrouve pas l'entrée du GR a Rothéneuf, je m'arrête un camping pour faire le plein en eau. Je rencontre un couple qui fuit comme moi, dans l'autre sens parti de Saint-Brieuc. Nous échangeons sur les itinéraires l'équipement, le voyage et les techniques. Une heure se passe comme de rien.mes chaussures enlacées -- il fallait enlever les rochers qui s'étaient faufilés dedans -- je repars quand mon briochin m'a rattrape au portail pour me donner une carte au 25 000e de mon itinéraire. Carte de couleur glacée avec la partie de l'itinéraire intéressant, le format et pratique. Nous nous tutoyer ont durant ces quelques instants et nous nous quittons sur des voeux réciproques chaleureux. Loin je pense que j'aurais pu lui donner une carte de visite puisqu'il passait à Hirel. Même bon.
Je repars (encore). Je n'arrête pas de perdre le GR et de manger du bitume. Vers 18 h 30 je m'inquiète d'un camping. Je me dirige après plusieurs indications contraires de l'année par des gens sympathiques vers le «Nicet » le prix élevé, 13 €, m'arrête. Le gérant accepte que je prenne une douche gratuitement. Je suis aux anges car je suis sale de sueur, les mains qui collent à cause d'État et de la crème solaire que j'ai étalée un peu tard. Les bras et le devant des mollets sont touchés. Je ne le savais. Je l'ai senti venir.
je prends la cabine dite 'handicapée'. Jim est sac et toutes mes affaires j'y suis à l'aise et en profite un peu. L'eau sur la nullité des épaules me font un bien fou. C'est la douleur de la nuque et épaule que je redoute le plus. Peur d'une contracture. J'ai déjà donné. Je sors requinquer comme un sou neuf et même les traces des ronces amoureuses ont disparu de mes mains et bras. Seule subsiste une grosse tache écarlate sur mon short beige . Tant pis, cela fait baroudeur.
En quête d'un champ pour poser mon gîte je sonne à plusieurs portes pour avoir l'autorisation de planter sur une parcelle où se trouve déjà un camping-car 35 et qui m'inspire hautement. C'est un chant dont la tondeuse est passée récemment. Pas de réponse de chaque côté est en face, je joue la carte de l'imposition d'autant que le champ est grand même si le passage large est enclavé entre maisons.
Dans un jardin voisin j'interpelle un monsieur qui me dit utiliser la parcelle pour son camping car et m'autorise à camper à proximité. Je n'ai pas trouvé la place qu'il revient, ouvre son portillon et me propose sa pelouse fraîchement tondue et souple comme dans un rêve. Il a fait Lourde et Saint-Jacques-de-Compostelle à pied alors il sait. À 70 ans il utilise le camping-car. Je n'ai pas commencé le montage qui revient me propose dans son sous-sol les W.C., lavabo et touche le tout dans un cagibi spacieux et bien aménagé. J'abuse et demande permission de mettre en charge mon GPS. Il laisse le portillon et la cave déverrouillée pour que j'accède selon mes besoins. Elle n'est pas belle la vie ? Dire que quand je suis arrivé, dans la rue une dame Matti en parlant de ce couple « ce ne sont pas des gens faciles ». Alors des « gens pas faciles » comme cela je veux bien rencontrer tous les jours.