mardi 18 août 2009

Septième jour.

Mardi 18 août - septième jour.
J'ai dormi super bien en cette terre d'accueil ! Pas un bruit. J'ai fait une toilette complète aux sanitaires et dîné sur les tables de pique nique. Le grand luxe. Petit déjeuner vers 7 heures sur les tables pendant que la tente sèche autant que faire se peut. Elle est trempée par la condensation entre la chambre et la toile. Leçon : planter là où il y a un peu de vent pour la... ventilation. De plus le sol sous la tente sans être trempé était humide.
Toilette, rasage déodorant car je garde les mêmes sous-vêtements que la veille. Plus tard et en dernier je démonte la tente toujours aussi trempée (1kg de plus à porter). Contrairement à mon habitude, le sac était rangé depuis le soir, près à partir (sauver ?).
Direction la pointe du Décollé à Saint-Lunaire. Pourtant je n'ai pas envie. L'accueil des anciens camarades et de la police municipale m'a laissé de l'amertume. J'y vais donc quand même et je ne le regretterais pas. Le paysage du matin m'accroche (il est 10 heures 30 quand même et je viens seulement de partir) dans le petite rue du Pont du Diable. Rien d'extra à la pointe du Décollé. La croix de... granit ? ressemble à du béton. Pas beau. Le paysage pas mieux. Chemin des douaniers puis le bord de la plage (béton) de Longchamp.
Chemin des douaniers. Là, au dernier virage avant la pointe de la Garde Guérin, j'entends... de la cornemuse. Le son étouffé tout d'abord devient fort, net et clair dès le virage passé. Un homme, debout sur le promontaoire de la pointe de la Garde Guérin, face à la mer joue de la cornemuse à trois bourdon. C'est magnifique. L'instrument, l'homme, la musique et le paysage marin. C'est sublime. Il s’interrompt, change de flute puis regonfle la cornemuse et joue. Je suis seul avec lui. Aucun promeneur. J'écoute émerveillé. Photos en pagaille, mais cela ne donnera pas l'émotion ressentie à ce moment. Je reprends le chemin, nombre de badauds étant arrivés et les enfants ont par leurs jeux et leurs cris mis fin au charme. Je pars en entendant s'éteindre la musique qui s'éloigne.
Je ne sais pas ce qui se passe, je pleure. J'ai les larmes qui montent aux yeux et se mélangent à la sueur de mon visage. Je reqarde le sol et masque mes yeux aux premeneurs qe je croise et qu’exceptionnellement je ne salue pas. J'ai du mal à comprendre. La fatigue ; pas plus que d'habitude. Ce que je viens de voir et d'entendre m'a touché l'émotion de la beauté. Je suis touché... coulé. Je n'explique pas. Cela dure longtemps. En écrivant ce soir et en y pensant j'ai l'émotion que revient. C'est du bonheur peut-être. Un instant un peu plus long que les autres. Le paysage magnifié par la musique, la musique mélodieuse amplifiée par le paysage. Quand je poursuis ma route j'évite de penser ce passage du chemin, enfin moins fort.
A Saint-Lunaire j'ai fait l'achat du topo-guide du GR de la Côte d’Émeraude. Il m'aide bien à plusieurs reprises. Le chemin se poursuit. Peu avant 14 heures, je suis contraint de m'écarter du chemin pour satisfaire un besoin qui me travaille les intestins depuis quelques minutes (le mélange figues, pêches et abricots frais que j'ai consommés comme carburant). C'est l'horreur parce qu'à cet endroit le chemin est bordé sur toute sa longueur, des deux côtés, d'une clôture de 2 mètres de haut, infranchissable et doublée d'une large haie épineuse naturelle. Je me voie mal parti d'autant qu'aucune ligne droite ne me permet de voir venir les promeneurs qui sont nombreux maintenant. Quel bonheur ensuite après avoir traversé un parking cherché et trouvé un champ, ouvert une barrière, fermé la barrière, marché jusqu'à la haie. Des détails ?
Arrivé à Saint-Briac. Exceptionnellement, un petit café dans un établissement spécialisé en la matière qui se trouve à proximité du GR. Un petit passage aux toilettes... vaut mieux assurer. Je repars. Lancieux. Achat de figues dans l'épicerie du bourg à la serveuse sympathique. Je reprends ma stratégie que j'applique et qui donne de bon résultat : Repérage du camping municipal que je traverse pour visiter. Recherche et découverte à 300 mètres d'un coin tranquille au fond d'un champ pas trop près d'une route peu fréquentée mais hors de vue. Je plante la tente sur du sable. Ce devait être un dépôt de sable ou de carrière il y a des années. Retour au camping pour douche. Retour à la tente pour dîner. Retour au camping pour mettre en charge téléphone et GPS dans les cabines lavabos des hommes. A 21 heures contact marital. Jocelyne, Ida, le RSI, l'URSSAF, l'anniv de mariage de Gaëlle et Jocelyn (10 ans le 18 août), et David et Nathalie samedi. J’écris sur un banc à la lumière du bloc sanitaire en surveillant le matériel en charge. J'ai fait le plein de mes bouteilleslors de la douche et le complément maintenant.

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